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lundi 18 février 2008

The North Face

Dans nos périgrinations martiniquaises, nous n'avions jusqu'alors pas atteint la pointe septentrionale... C'est chose faite puisqu'avec maman nous avons décidé de monter dans le grand samedi dernier. Départ classique au chant du coq pour la famille M.
Le trajet nous amène à Trinité puis Sainte Marie. Vous avez une illustration de la plage avec vue sur l'ilet Ste Marie qui est accessible à pied lorsque la marée est basse.
Suivant notre périple nous faisons halte à la fameuse rhumerie St James. L'habitation est aujourd'hui un joli musée consacré, évidemment au rhum.
Peu à peu nous parcourons les kilomètres pour arriver aux falaises du Lorrain balayées par l'embrun. Une pause déjeuner s'imposait pour reprendre des forces avant d'attaquer le pole nord martiniquais.

En chemin nous choisissons de faire un petit crochet par l'habitation Leyritz. Très grand domaine qui a compté jusqu'à près de 600 hectares, il en reste aujourd'hui....8!!! Ce domaine est préservé puisqu'il a abrité jusuque récemment un hôtel intégré à l'environnement. Rue Case Nègre transformée en bungalows, ou habitation devenue restaurant. Malheureusement ce domaine a fait faillite et les richesses architecturales (bâtiments en pierre de taille XVIIIème entre autres) sont laissés au jeu du temps et les dégâts sont dores et déjà bien visibles. Espèrons que le bon sens sauvera cette magnifique gloire d'antan.















Trève nostalgie nous continuons notre chemin vers Macouba et son église du XVIIème qui nous accueille avec un Saint Antoine de Padoue bien blanc et une charpente type charpente de marine. C'est toujours assez fou de remettre ces éléments en rapport avec l'éloignement de la métropole!!!


Mais au coin de cette église la descende du câble électrique vers la plage nous rappelle bien que non, ce n'est vraiment pas la métropole.







A quelques encablures de Macouba se trouve la distillerie JM qui est au pied de la reine Pelée qui laissait voir son sommet.
Au hasard d'un coup d'oeil au bord de la route nous croisons la magnifique habitation Pécoul. Contrairement aux idées reçues, sachez que la plantation du nord c'est plus la banane que la canne... Nous touchons enfin le bout du bout comme cela est appelé ici, le village de pêcheur de Grand rivière. A l'ouest la forêt et les falaises, au nord la mer et à l'est le seul accès par la route. Pittoresque et charmant, un beau dépaysement tout au nord de l'île. Les stigmates de 1902 ont disparu mais le souvenir est toujours là. Rue de la fournaise, rue des nuées ardentes, rues de la lave viennent nous rappeler cet épisode brûlant de l'histoire martiniquaise.











Belle balade sous un soleil magnifique. Une autre facette encore inconnue mais encore une fois différente et attirante.




Dimanche fût une journée plus classique même si nous avions grand beau. L'anse Michel exerce toujours son pouvoir d'attraction sur nos invités avec ses fonds blancs et ses cocotiers immenses. Le cliché carte postale c'est pas mal non plus...comme dirait maman.

Aujourd'hui, "les filles"sont allées à Sainte Luce pour encore une plage et une petite balade sur un sentier côtier. Demain mardi, visite de la mangrove et repose à la plage l'après-midi...

Voilà pour les dernières nouvelles blogesques qui susciteront peut être des envies de visites martiniquaises (si ce n'était pas encore le cas!).

Affectueusement.

samedi 9 février 2008

D'aventures en aventures...

Voilà bien longtemps que nous étions silencieux mais le compteur de visites nous indique que chaque jours nombre d'entre vous consultent notre blog. Je reprends donc le clavier profitant de quelques instants de calme pour vous conter nos dernières aventures. Encore une fois ce message ne sera point exhaustif mais la trame en est tissée au fil des jours passés aux Antilles françaises.

Tout commence avec un rapide voyage en hélico (eh oui Pauline seulement 2h45...) pour rejoindre Marie Galante et effectuer un rapide survol de cette île aux plages fabuleuses. Jugez en plutôt par les quelques photos. Survol de la Martinique par l'est puis droit devant direction Marie Galante. Une visibilité superbe, un sable blanc immaculé, le top!!!




Après avoir bien profité de ce vol, le temps était au carnaval. Liesse collective permettant une espèce de catharsis martiniquaise pour chasser les démons du moment: chlordécone, pouvoir d'achat ou autre malaise insulaire de couleur...J'ai quant à moi choisi la version voile avec la "Carnival regatta". 3 jours de course entre Fort de France, Anses d'Arlet et Trois Ilets. La belle aventure commençait bien avec quelques bonnes options prises par le tacticien, un renfort d'équipage venu de Guyane et un bareur agressif à souhait. Un magnifique grain de 40 à 45 noeuds vint pulvériser ce bon départ en cassant le mât. Rupture d'un bas-haubans et arrachage du pied de mât nous ont contraint à un abandon forcé dont mes 2 camarades co-propriétaires se seraient bien dispensés. Les aléas des sports mécaniques...bref, profitant malgré tout de la réservation d'un hôtel sur le parcours Emilie et moi avons pu passé un agréable moment hors du 4 étoiles Campêche. Piscine et grillades party étaient au rendez-vous. Bref malgré ces péripéties un bon carnaval...


Rapidement après cet intermède mouvementé et malgré les 2 heures de retard, nous avons accueilli maman (ou belle-maman) qui a posé le pied (voire même les deux) le 6 février sur le sol martiniquais. Tout de suite rentrée dans le rythme, maman a enchaîné les découvertes. Une première journée entre l'Habitation Clément et la Pointe Follat a permis d'encaisser le décalage horaire.




Dès le lendemain marche sur la trace des jésuites (piste ouverte au XVIIème qui permettait aux missionnaires de relier Saint Pierre à la côte est) pour une découverte de la forêt tropicale humide. Très belle marche en ligne de crête laissant voir la Pelée puis descente en thalweg avec de jolies fleurs à l'état sauvage, nous avons marché environ 2 heures. Sans faire tout le trajet, cela donne un bon aperçu de cet aspect de la Martinique.

Pour détendre un peu nos jambes nous avons décidé de prendre un bain frais à la cascade du gendarme, que vous connaissez bien maintenant. Retour par Saint Pierre et petit resto pays avant la descente et le retour à l'hôtel Campêche. Maman a adoré le chatrou, tentacules de pieuvre cuisinées façons façons...



Enfin, hier, pour garder le rythme, ballade rapide au marché du Lamentin avec profusion de fleurs puis, après avoir récupéré Emilie, direction FDF. Front de mer, bibliothèque Schoelcher et cathédrale laissent ensuite la place aux différents marchés toujours si colorés (au propre et au sale) et animés.

Déjeuner sur le pouce puisqu'un camarade, officier de réserve martiniquais, m'avait proposé d'assister aux combats de coqs traditionnels. Au coeur d'un pitt, un rituel très amusant se déroule. Pesée, préparation, paris, combats dont les rouages nous ont été dévoilés par notre hôte. Très bon moment au coeur de la Martinique!!! Entrés accompagnés, nous étions les seuls blancs de l'assemblée. Ah oui petite précision de bon goût: comme beaucoup de choses en Martinique, les combats de coqs sont tolérés (eh oui Brigitte...) et les paris aussi...

J'arrête là mon trop long discours en espèrant que vous appréciez et que cela ne fait qu'accroître votre envie de nous rejoindre pour quelques jours ou semaines (pas plus non plus...)!!!!

vendredi 25 janvier 2008

Emilie's family



A peine posés que déjà l'avion redécolle.





Après une visite de la Jeanne le 12 janvier, nous sommes allés à l'aéroport Aimé Césaire pour accueillir les parents d'Emilie. Atterrissage prévu à 19h30, départ de la maison à ...18h30. Eh oui chez les M... on prend toujours 1, non 2 temps d'avance. Nous connaissons maintenant parfaitement les attrape-touristes de l'aéroport, en effet, l'avion s'est posé vers 20h30. Sans commentaire... Bref après une remise rapide du décalage horaire, la tribu Emilie and Co a attaqué plages, cocotiers mais aussi plus risqués, velouté de giraumon ou gratin de christophines. Les jours s'enchaînent entre virée au nord et les découvertes comme Fonds Saint Denis. Une régate sportive pour bo-papa avec une pointe à 15,6 noeuds! Eh oui le gendre ne mentait pas, la preuve par la gencive légèrement entaillée. Habitation Clément, Diamant, les classiques bien-sûr mais toujours aussi beau lorsque l'on découvre ou redécouvre. Nous vous laissons découvrir en photo cette visite de 10 jours qui est passée si vite. Nous attendons bien vite les dates d'une future venue pour programmer un voyage plus dense avec pourquoi pas Guadeloupe et Marie Galante.


Voici dans un ordre non chronologique...


Le canal des esclaves construit au XVIIème siècle sur environ 3 à 4kilomètres (pour la partie randonnée) à flanc de montagne en forêt tropicale. Ce canal permettait d'alimentait en eau les distilleries situées à Saint Pierre, Fonds Saint Denis ou encore du Carbet et porte aussi le nom de canal de Beauregard.
Magnifiques points de vue pour aller voir la vue... et ballade amusante entre crabes d'eau douce ou plantation de fleurs tropicales. Une ou deux petites dernières vue sur mer, mère, fille et bo papa.





Merci encore aux parents d'Emilie d'avoir fait le déplacement ayant ainsi accepté de quitter pour un temps leurs 2 chèvres Royal...es.




A plus pour de nouvelles aventures avant l'arrivée de maman prévue cette fois le 6 février en plein carnaval!!!

jeudi 10 janvier 2008

Seuls sur la plage??? pas tout à fait


Suivant les conseils d'amis implantés à la Martinique depuis 10 ans environ, nous décidâmes de nous rendre dimanche dernier (6) à l'Anse Grose Roche. Ceux qui suivent assiduement le blog se rappeleront la petite chapelle des marins dominant la mer. Nous étions au nord de cette petite chapelle, l'année dernière, nous avons découvert cette fois la plage située au sud.


Magnifique plage, déserte, jusqu'à la découverte d'un couple retranché de...nudistes...Situation cocasse mais particulièrement hilarante pour les fans du gendarme à St Trop', voyez plutôt: Monsieur en tenue d'Adam maîtrisant le cerf volant ou Madame en tenue d'Eve lisant (Manon Lescaut???). Ne vous faites quand même pas d'illusions, physiquement, ce n'était ni Carla...ni Nicolas...
Le plus drôle fût dans cette chasse au nudistes, le passage en rase motte d'un avion de tourisme sur la plage. Là, vraiment, le gendarme de St Trop' a du souci à se faire car la prévôté martiniquaise sait mettre les moyens pour combattre le nudiste!!!

Bref un bon divertissement en plus d'une plage encore une fois superbe et (quasi) déserte. J'espère que vous ne vous lassez pas, nous, ON ADORE (la plage bien sûr)!!!

samedi 5 janvier 2008

Reprise

Toutes les bonnes choses ayant une fin le travail a repris jeudi dernier. Nous profitons du week end pour mettre en ligne nos dernières escapades de vacances.

Nous avons choisi comme plage pour le permier jour de l'année 2008, la Pointe Rouge. Située sur la magnifique presquîle de la Caravelle à l'est de l'île, il s'agit de lieux assez peu touristiques, plus sauvages et un peu loin de la route. Le touriste étant beauf (par définition), le martiniquais aimant être vite sur la plage (c'est un constat) nous avons passé une fabuleuse après-midi seuls dans cette anse coincée entre Atlantique et mangrove. Superbe journée de repos, baignade.

Enfin, pour finir nos vacances sur une note plus forestière, nous nous sommes dirigés vers le lieu d'implantation de l'usine de production de la célèbre (ici!) eau gazeuse Didier, pour faire une petite marche en rivière (Dean ayant rayé de la carte les chemins piétons) jusqu'à une jolie cascade. Le temps était tout aussi tropical que la forêt et nous avons déjeuné d'un pique nique sous pluie. Heureusement, une couverture de survie embarquée in exrtemis et 2 morceaux de bois nous ont permis de survivre et de déjeuner au sec (relativement).
Belle balade hors des sentiers battus, nous avons apprécié, pour la première fois depuis notre arrivée, une douche vraiment chaude.










Voilà pour nos dernières aventures. Nous poursuivons notre préparation pour l'accueil des parents d'Emilie et nous allons probablement faire l'acquisition de plaids car la température nocture a rééllement fraîchi...tout est relatif 24 degrés.

Merci aux commentaires. A ce propos, je remercie belle-maman qui fait des prodiges et semble maintenant maîtriser l'ouvrage "Internet pour les nuls". Je rajoute que la délation étant un acte de combat...il paraîtrait de source plus ou moins sûre que certains membres de la famille d'Emilie consultent sans rien dire à personne le blog (sont visées ici, entre autres, en particulier et pour ne pas les citer : Tante Armelle, Tante Hélène .....). J'espère bien que ces sans papiers du net nous laisseront un petit billet via les commentaires.

Ah j'oubliais nous vous livrons en pâture le cadavre du moustique type "AEDES" responsable de la fameuse Dengue dont tout le monde parle tant...vous pouvez l'imprimer et jouer aux fléchettes voire acquérir une raquette électro-tueuse et commencer l'entraînement pour votre venue à la Martinique.









A très bientôt pour les nouvelles aventures d'Hub et Emilie (qui trépigne à l'idée de voir arrivée papa et maman...).

Radio JMJ

Eh oui cela a un petit air de nostalgie mais pour ceux qui connaissent l'histoire cela marche aussi avec Emilie. La pêche pour 2008 et merci à Véro pour cette petite piqûre de rappel!!!


Nathalie mon amour des JMJ-live
envoyé par mptarzan

mercredi 2 janvier 2008

La petite histoire


La musique qui accompagne le blog est non seuleument un test mais, comme l'a remarqué la "tatie" (omme l'on dit-ici) d'Emilie, bilingue créole-français, il s'agit de la chanson "ADIEU FOULARDS ADIEU MADRAS" (chantée par des cyrards, c'est peu être ça l'erreur Antonin...). Petite anecdote et rendez-vous avec l'histoire... : on doit la célèbre chanson créole « Adieu foulards, adieu Madras » au Marquis de Bouillé (1768)! Cette chanson fut jouée de nombreuses fois sur les bateaux antillais et notamment quand le transatlantique « Le Colombie » et « Le Flandre » larguaient leurs amarres. Adieu Foulard, Adieu Madras évoque un dolce-farniente et un regret comme « sorti de l'extérieur de l'âme du pays », s'appliquant davantage au voyageur ou au passant qui a séjourné quelque temps aux îles et qui les quitte la mort dans l'âme. Grâce à M. Roger Fortuné, il a été possible de comparer trois versions d'Adieu Foulard, Adieu Madras dont une de la Guadeloupe, une autre, la plus ancienne probablement, de la Martinique et une troisième de Guyane.
Quelques paroles:
1. Adieu Madras, adieu foulards Adieu rob soie, adieu colliers, choux Doudou à moin, li qu'a pati Héla, héla, c'est pou' toujour' Doudou à moin, li qu'a pati Héla, héla, c'est pou' toujour' Si aujourd'hui je vis à Paris C'est pas pour ça que j'oublie le pays. 2. Adieu mes îles au grand soleil Beaux paysages sous le bleu du ciel On n'y peut rien, c'est ça la vie Le temps s'enfuit et tout finit On n'y peut rien, c'est ça la vie Le temps s'enfuit et tout finit. Si aujourd'hui je vis à Paris C'est pas pour ça que j'oublie le pays. 3. Ferme les yeux, et pense à moi Jolie Doudou qui était dans mes bras Peut-être un jour on se reverra Il faut y croire, ne pleure pas Peut-être un jour on se reverra Il faut y croire, ne pleure pas Si aujourd'hui je vis à Paris C'est pas pour ça que j'oublie le pays.
Merci pour tous ces commentaires
BONNE ANNEE